Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés !
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Jean
chapitre 4 versets
7 à 15
7 Une
femme de Samarie vient chercher de l’eau. Jésus lui dit: «Donne-moi à
boire.»
8 Ses disciples sont allés à la
ville pour acheter à manger.
9 La
femme samaritaine dit à Jésus: «Comment? Toi, un Juif, tu me demandes à
boire, à moi, une Samaritaine?» En effet, les Juifs n’ont pas de contacts
avec les Samaritains.
10 Jésus lui répond: «Tu ne
connais pas le don de Dieu. Tu ne connais pas celui qui te dit: "Donne-moi
à boire." Sinon, c’est toi qui demanderais à boire, et je te donnerais
une eau pleine de vie.»
11 La femme lui dit: «Seigneur, tu
n’as rien pour puiser de l’eau, et le puits est profond. Cette eau pleine de
vie, où peux-tu la prendre?
12 Toi, est-ce que tu es plus grand
que Jacob, notre ancêtre? C’est lui qui nous a donné ce puits. Et lui-même,
avec ses fils et ses bêtes, il a bu l’eau de ce puits.»
13 Jésus lui répond: «Si
quelqu’un boit de cette eau, il aura encore soif.
14 Mais s’il boit l’eau que je
lui donnerai, il n’aura plus jamais soif. Au contraire, l’eau que je lui
donnerai deviendra en lui une source, et cette source donne la vie avec Dieu
pour toujours.»
15 La femme lui dit: «Seigneur,
donne-moi cette eau. Alors je n’aurai plus soif, et je n’aurai plus besoin
de venir puiser de l’eau ici.»
Luc
chapitre 14 versets
15 à 24
En entendant ces paroles, un de ceux qui sont à
table dit à Jésus: «Il est heureux, celui qui prendra son repas dans le
Royaume de Dieu!»
16 Jésus lui répond par cette
histoire: «Un homme prépare un grand repas et il invite beaucoup de monde.
17 À l’heure du repas, il envoie
son serviteur dire aux invités: "Venez! Maintenant, c’est prêt!"
18 Mais tous les invités, l’un
après l’autre, se mettent à s’excuser. Le premier dit au serviteur:
"Je viens d’acheter un champ et je dois aller le voir. Je t’en prie,
excuse-moi."
19 Un autre dit: "Je viens
d’acheter cinq paires de boeufs et je vais les essayer. Je t’en prie,
excuse-moi."
20 Un autre dit: "Je viens de
me marier, c’est pourquoi je ne peux pas venir."
21 Le serviteur revient chez son maître
et il lui raconte tout cela. Alors le maître de maison se met en colère et il
dit à son serviteur: "Va vite sur les places et dans les rues de la ville,
et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles et les boiteux."
22 Après un moment, le serviteur
vient dire: "Maître, on a fait ce que tu as commandé, et il y a encore de
la place."
23 Le maître dit au serviteur:
"Va sur les chemins et près des champs. Ceux que tu rencontreras,
oblige-les à entrer chez moi. Ainsi, ma maison sera pleine.
24 En effet, je te dis une chose:
parmi ces premiers invités, personne ne mangera de mon repas!" »
Marc
chapitre 12 versets 28 à 31
Un maître de la loi les a entendus discuter. Il
voit que Jésus a bien répondu aux Sadducéens. Alors il s’approche de lui et
lui demande: «Quel est le plus
important de tous les commandements?
29 Jésus lui répond: «Voici le
commandement le plus important: "Écoute, Israël! Le Seigneur notre Dieu
est le seul Seigneur.
30 Tu dois aimer le Seigneur ton
Dieu de tout ton coeur, de tout ton être, de toute ton intelligence et de toute
ta force."31 Et voici le deuxième
commandement: "Tu dois aimer ton prochain comme toi-même." Il n’y a
pas de commandement plus important que ces deux-là.»
Aimez-vous
les uns les autres comme je vous ai aimés ! ....
A
première vue, voilà une phrase simple, tellement simple qu'elle nous paraît
facile à mettre en pratique. Pensez donc, Dieu nous aime, vous vous aimez, je
vous aime, tout va pour le mieux
dans le meilleur des mondes.
C'est
lorsque l'on commence vraiment à réfléchir que progressivement on s'aperçoit
que tout n'est pas si simple. Prenez par exemple la première partie de ce
commandement:
Aimez-vous
les uns les autres...
Vous
aimez vos parents, vos frères et soeurs, votre conjoint, vos enfants, vos amis.
Là, pas de problèmes, c'est facile même si cet amour n'est pas parfait. Aimer
ceux qui nous aime, aimer ceux qui nous le rende, tout le monde, plus ou moins
bien, arrive à suivre cette recommandation.
Mais
lorsqu'il s'agit d'aimer quelqu'un qui ne nous est pas très sympathique, qui a
des habitudes ou une façon de vivre inattendue ou insolite, ou plus encore,
quelqu'un avec qui nous eu des histoires ou des chicanes, c'est beaucoup plus
difficile. On préfère dire: celui-là je l'ignore ou encore beaucoup plus
typiquement humain : je pardonne, mais je n'oublie pas....
Et
c'est pire lorsque qu’un homme qui
par ailleurs reste toujours notre prochain est par exemple désigné par les médias
ou la télévision comme un méchant, un dictateur, un être nuisible voir un
assasin, alors là carrément nous n'entrons plus. Sans beaucoup réfléchir,
sans essayer de l'écouter vraiment, sans
donner à cet homme ou à cette femme une seule chance, nous marmonnons que si
nous ne comprenons pas pourquoi des gens comme ça ont le droit de vivre
Aimez-vous
les uns les autres ! ...
Jésus
ne nous a pas recommandé d'aimer seulement ceux qui nous aime, non il a étendu
ce commandement à chaque homme, à chaque femme quelque soit son caractère,
son appartenance politique, la couleur de sa peau, ou ses convictions
religieuses. Quand je vous disait
que ce n'était pas si simple, j'étais bien au dessous de la réalité, on
ferait mieux de dire que tout cela est tellement difficile que sans une aide extérieur
un homme normal n'arrivera jamais à aimer sans arrières pensées, sans
reproches ou sans jugement ....
Aimez-vous
les uns les autres ! ...
Ainsi,
la première constatation que nous pouvons faire, c'est que l'homme ne pourra
jamais, sans aide, arriver à accomplir cette première moitié de commandement.
Et
encore ce n'est que la première partie, parce que nous avons vu qu'il y a une
deuxième partie. Oh qui est très courte.... très simple.... presque un détail
quoi ..
Eh
bien c'est là que nous arrivons vraiment
dans ce que humainement parlant il nous est impossible de réaliser seul. En
effet Jésus, après avoir dit: aimez-vous les uns les autres poursuit en
ajoutant: comme moi je vous ai aimés.
C'est
à dire, un amour sans aucune arrière pensée, sans calcul, sans condition ....
Nous,
quand nous aimons quelqu'un, nous aimerions beaucoup qu'à la longue il pense un
peu comme nous, qu'il s'engage davantage dans ce qui pour nous est important. En
quelque sorte, étant sûr d'avoir raison et de détenir la vérité, nous
aimerions convertir tous le monde à cette vérité. C'est dire le peu de
respect que nous avons de l'opinion et de la personnalité des autres....
Jésus,
lui seul nous a aimé le premier. Il nous a aimé tel que nous sommes jusqu'à
donner ce qu'un homme a de plus cher : sa vie.
Il
n'a pas dit: si vous vous convertissez, si vous m'aimez, si vous me suivez ou si
vous faîtes ce que je dis, j'accepterai de donner ma vie pour vous. Non, il a
donné le premier, sans condition. Il a tout accompli, c'est à dire qu'il a créé
entre Dieu et l'homme une passerelle, un passage indestructible, là ou de par
notre nature humaine il n'y avait, entre Dieu et nous, qu'un gouffre béant.
Et
c'est ainsi que grâce à ce pont, chaque homme qui le désire peut quand il le
veut partir, en direction de son Dieu. Ni sacrifice, ni prêtre ne sont nécessaire
depuis la croix. Chacun à notre rythme sommes invités, comme des enfants aimés
à entreprendre un voyage, qui tout au long de notre vie, nous rapprochera de
notre Dieu, de ce Père, qui à notre demande, nous conduira par la main.
Seulement
ne soyons pas comme les riches de l'histoire qui avaient déjà tellement
d'obligations et d'autres invitations, qu'ils ont tout simplement oubliés ou
refusés de répondre à la seule invitation, à la seule fête qui soit
vraiment importante.
Mes
Amis, mes frères, nous tous, quelque soit notre cheminement, notre situation,
notre avance dans la foi, n'oublions pas de répondre chaque jour à
l'invitation qui nous est répétée aujourd'hui encore et de dire :
Viens
Seigneur : renouvelle mon coeur et mon esprit afin que je me mette en route
aujourd’hui ou que je ne m’arrête pas sur ce chemin , sur cette passerelle de
vie que je puisse ainsi
vraiment, avec ton aide, aimer les autres, tous les autres, comme je suis moi-même
aimé par Toi.
Amen.
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