Voici l'histoire d'un homme qui a beaucoup marché ...
Quelques passages parmi les déplacements de Jésus.
Marc 2:23 Il arriva un jour de sabbat que Jésus traversa des
champs de blé. Ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Marc 8:3 Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, car
quelques-uns d’entre eux sont venus de loin.
Marc 8:27 Jésus s’en alla, avec ses disciples dans les villages de Césarée de Philippe, et en chemin, il leur posa cette question: Les gens, qui disent-ils que je suis?
Marc 9:33 Ils arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu’il fut dans la maison, Jésus leur demanda: De quoi discutiez-vous en chemin?
Marc 9:34 Mais ils gardèrent le silence, car en chemin, ils s’étaient entretenus sur la question de savoir qui était le plus grand.
Marc 10:17 Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut et, se jetant à genoux devant lui, il lui demanda: Bon Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?
Marc 10:32 Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus allait devant eux. Les disciples étaient angoissés et ceux qui suivaient étaient dans la crainte. Jésus prit de nouveau les douze auprès de lui, et se mit à leur dire ce qui devait lui arriver:
Marc 10:46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et lorsque Jésus en sortit avec ses disciples et une assez grande foule, un mendiant aveugle, Bartimée, fils de Timée, était assis au bord du chemin.
Ephésien 4 – versets 1 à 17 ou l’autre façon de marcher.
1 Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur,
à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute
humilité et douceur, avec patience. Supportez-vous les uns les autres avec
amour, en vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de
la paix.
4 Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à
une seule espérance, celle de votre vocation; il y a un seul Seigneur, une
seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est
au-dessus de tous, parmi tous et en tous.
7 Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ.
8 C’est pourquoi il est dit: Il est monté dans les hauteurs, Il a emmené des
captifs, Et il a fait des dons aux hommes.
9 Or, que signifie: il est monté, sinon qu’il est aussi descendu dans les
régions inférieures de la terre?
10 Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les
cieux, afin de remplir toutes choses.
11 C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les
autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le
perfectionnement des saints. Cela en vue de l’oeuvre du service et de
l’édification du corps du Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à
l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait,
à la mesure de la stature parfaite du Christ.
14 Ainsi nous ne serons plus des enfants, flottants et entraînés à tout vent de
doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manoeuvres
séductrices, mais en disant la vérité avec amour, nous croîtrons à tous égards
en celui qui est le chef, Christ.
16 De lui, le corps tout entier bien ordonné et cohérent, grâce à toutes les
jointures qui le soutiennent fortement, tire son accroissement dans la mesure
qui convient à chaque partie, et s’édifie lui-même dans l’amour.
17 Voici donc ce que je dis et ce que j’atteste dans le Seigneur: c’est que vous
ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leur
intelligence.
Voilà un homme qui a marché. Il a marché sans arrêt. Après s’y être préparé pendant 30 ans, la partie la plus importante de sa vie va se passer sur quelques 60 kilomètres de long et 30 de large. Il a marché, marché, pressé d’aller à la rencontre des hommes. On aurait dit que le repos lui était interdit. Quand on connaît la fin de l’histoire, on comprend mieux pourquoi il a pris tellement peu de temps pour lui…
Quand on s’arrête un moment sur son parcours, on s’aperçoit que la majorité de son ministère s’est déroulé en chemin. A discuter avec ses disciples, avec les gens de rencontre, avec la foule, depuis la rive, debout sur un bateau, avec le jeune homme riche, avec les pharisiens, avec les malades, les aveugles et les lépreux.
Après son passage, rien n’est plus jamais pareil et sa personnalité ne finit jamais d’ébranler nos certitudes…
Cette histoire s’est passée il y a deux mille ans, nous pourrions l’avoir oubliée…. Mais ce n’est pas le cas : ou que nous allions, il nous précède encore. C’est comme s’il venait de passer : les jardins d’Israël en frémissent encore.
De Cana à Nazareth, de Bethsaïda à Tibériade au bord du lac de Génézareth, de Capernaüm à Rama, de béthel à Sichem jusqu’à Jéricho, il a parcouru pendant trois années la Galilée, la Samarie et la Judée pour finir à Jérusalem, la cité qui tue les prophètes.
Il vient d’une famille ou l’on travaille le bois, lui est parti travailler les cœurs. C’est souvent bien plus dur que le bois.
L’homme qui marche connaît chaque homme ou femme personnellement. Il va droit au but, à la porte, la porte de notre cœur. Il connaît chaque visage : il nous aime, avant que nous puissions encore le comprendre. Il nous regarde toujours face à face, parce qu’à ses yeux, la personne qui est devant lui est unique…
Il n’a pas dit aimez-moi, il a dit et dit encore tout les jours aimez-vous.Il aimerait tant que nous supportions de vivre ensemble…
Il brise l’indifférence, sa parole fait brûler les coeurs, sa compassion est infinie….
Il n’a pas dit non plus: j’ai la vérité. Il a dit : je suis la vérité… C’est la parole la plus insensée qu’un homme normal peut entendre, jusqu’à ce que l’on connaisse la fin de l’histoire, un vendredi, à la porte de Jérusalem les bras ouverts, en croix…
Depuis le matin de Pâques, il le redit : je suis le chemin… la vérité… la vie…. Le chemin, il est venu sur terre pour nous en indiquez la direction et comme cela ne suffisait pas, il a accepté de donner et de perdre sa vie pour nous puissions recevoir gratuitement la vie éternelle…
La vérité il l’est et il l’a au travers de la douceur de son regard, par son amour, par sa bonté, par sa façon de toujours s’élever contre tout ce qui rabaisse l’homme.
Il est en totale contradiction avec le monde, qui lui n’entend que puissance, beauté, gloire, richesse et satisfactions personnelles.
Lui est venu sans puissance : la force de son message, c’est justement de ne rien prendre par la force. Il est un roi avec une puissance surhumaine, dans la mesure où sa force se situe uniquement dans l’amour, la tolérance, l’acceptation de chacun, la prise en compte du plus faible…
La société offre des chiffres, des rapports, des statistiques, des évaluations, des défis. Lui ne compte pas : il offre tout, gratuitement comme à un ami et à un frère…
Cet homme qui semblait suivre un chemin incohérent, un chemin qui reliait une région à une autre région, un village à un autre, une rencontre à beaucoup d’autres rencontres marche encore aujourd’hui… A travers nos pas et nos rencontres il a choisit de nous accompagner pour qui nous ne soyons jamais seul dans toutes les rendez-vous de notre vie.
Et même si souvent nous n’arrivons pas à suivre son pas il attend, avec patience. Il cherche simplement quelqu’un qui l’entende, renouvelant à chaque instant son offre d’accompagnement sans jamais se décourager.
Vers la fin, après les trois années passées à sillonner le pays d’Israël, il a annoncé que là ou il va, personne ne pourra le suivre, mais que là ou il va ne sera pas pour autant un abandon mais le début d’une autre relation dans laquelle il sera toujours avec nous, avec la même bienveillance avec le même amour pour tous les hommes.
Au bout de cette longue marche, il a eu rendez-vous avec la mort. Mais la mort elle-même n’a pas pu le garder.
Et c’est là que tout à changé, que son histoire prend alors à cet instant précis une dimension unique: Soit on fait de lui, un sage, un mystique, un prophète qui a été jusqu’au bout de ses convictions… ou alors on le suit. On suit l’homme qui a marché à notre rencontre, à la rencontre de tous les hommes.
Au travers des quatre évangélistes, qui ont racontés l’histoire de l’homme qui marchait, on commence à apprendre qu’il nous a promis de goûter à une vie si abondante qu’elle détruira même la mort. Et que l’on pourra demeurer éternellement vivant, sans jamais perdre le souffle, près de lui…
Et après, quand on commence à l’écouter, on lui demande son aide afin qu’il renforce cette foi que nous avons en nous mais qui est si petite, si insignifiante que souvent elle semble invisible.
Et puis encore après, on commence à marcher : d’abord un pas après l’autre, comme un petit enfant qui commence à marcher. Puis on marche de plus en plus vite, rassuré, réconforté. Mais comme on reste faible toute notre vie, parfois on tombe. Lui ne se trouble pas, ne nous juge pas: simplement, il nous tend la main pour nous relever afin qu’il puisse continuer à marcher à coté de chacun de nous…
Simplement, sans un reproche, avec amour…
La seule chose qu’il nous rappelle c’est que nous ne devons plus seulement marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leur intelligence, mais que nous devons marcher d’une manière digne de la vocation qui nous a été adressée : c’est ainsi que nous sommes appelé à vivre notre vie en toute humilité et douceur, avec patience, en nous supportant les uns les autres avec le même amour témoigné par l’homme de Palestine qui a marché et qui marchera toujours à côté de ceux qui le lui demanderont……
Amen
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